Les élections municipales approchent à grand pas et 3 communes en Isère vont encore utiliser leurs ordinateurs de vote. Hors, des candidats se sont déjà élevés contre à l'occasion des élections présidentielles et législatives de cette année.


Opposants aux ordinateurs de vote, pourquoi utiliser ces moyens anti-démocratiques pour être élu ?

Je me pose cette question depuis un moment déjà. Elle me semble difficile

Premièrement, aucune de ces personnes n'a participé à leur mise en place et n'a le pouvoir de les retirer du processus électoral. Messieurs les maires des villes de Meylan, Voiron, Voreppe, ceci est un appel ... Il est encore temps de ne pas les utiliser

Ensuite, en toute logique, leur candidature s'accompagnera d'une dénonciation de la procédure imposée aux citoyens et aux candidats

Enfin, un engagement solennel de tous les colistiers à oeuvrer une fois élus (dans une majorité ou une opposition) pour que ces machines ne soient plus utilisées et finissent à la déchèterie (histoire d'évaluer leur bilan écologique, pleine de métaux lourd et plastiques bien plus élevé que quelques kilos de papier recyclé). Des pays entiers l'on fait, comme l'Irlande ou les Pays-Bas, pourquoi pas une commune ?

Mais le dilemme reste entier ...

Pour les candidats ou colistiers non élus, comment être sur que le résultat représente bien ce que les électeurs ont exprimé ?
Pour les électeurs, comment être sur que telle ou telle minorité agissante n'a pas eu la main mise sur les ordinateurs de vote depuis les dernières élections de juin, en profitant pour modifier le programme et fausser légèrement les résultats comme le montrent ces documents ?

Bien sûr, ces questions ne se posent pas. Ayons confiance

Renoncer à s'engager serait reconnaitre la légitimité de la décision imposée par la majorité sortante à ses "administrés". Et pérenniser du coup les ordinateurs de vote au détriment des citoyens.

Ce n'est pas l'idéal, mais comment se sortir de ce piège ?

Pour le moment ma conclusion, qui pourra évoluer, est donc la suivante :

L'engagement dans une campagne municipale dans ces conditions devient légitime si il permet entre autres de se débarrasser des ordinateurs de vote et de rendre aux citoyens leur pouvoir de contrôle pour les élections, restaurant ainsi un peu de démocratie.

Et c'est, j'en suis convaincu le but de toutes ces personnes contre les ordinateurs de vote qui se présenteront aux élections municipales